Les circuits courts et l'épicerie

« Plus le monde devient vaste, plus les hommes risquent de s’y perdre. » Hannah Arendt

Au Café citoyen, le circuit court ne se limite pas à l’alimentation. Bien sûr, nous travaillons avec une AMAP et des producteurs locaux depuis plusieurs années. Mais notre manière de voir le circuit court est plus large.

Ici, le circuit court relie celles et ceux qui font. Les producteurs, les agriculteurs, les artistes, les artisans qui ont aménagé le lieu, les bénévoles qui le font vivre, les habitants, les élus, les acteurs économiques et associatifs du territoire.

On croise des mondes qui, ailleurs, se rencontrent peu. On discute, on apprend à se connaître, on comprend mieux ce que chacun fait et pourquoi il le fait. Dans un contexte où les marchandises parcourent parfois des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes, dans nos mains, devant nos yeux, nous faisons le choix de rapprocher les liens, les idées et les savoir-faire, ici, à l’échelle locale. Même si ce n’est pas facile, il faut le faire…

Un fait

La logistique — transport, stockage et distribution — emploie près de 1,8 million de personnes en France, un chiffre comparable à celui de l’industrie. Dans l’Oise, les infrastructures logistiques rassemblent déjà plusieurs milliers d’emplois hors transport direct. Autrement dit : les marchandises, les matières premières et les produits finis parcourent souvent de longues distances, multipliant les trajets, les intermédiaires et les coûts — en énergie, en temps et en espace — avant d’arriver près des consommateurs ou des lieux de vente.

Pourquoi on s’engage

Nous défendons une vision élargie du circuit court parce qu’il permet de redonner de la valeur aux relations de proximité. Soutenir celles et ceux qui produisent, créent et agissent localement, c’est renforcer le territoire et les liens qui le font tenir.